L'aquamation, une nouvelle façon de dire adieu

L'aquamation comme troisième option funéraire en Flandre ?

Dire adieu est un moment intense et personnel. Chacun le fait à sa manière, en fonction de la personnalité du défunt et de ce qui réconforte les proches. Outre l'inhumation et la crémation, nous étudions la possibilité d'introduire une troisième option en Flandre : la résomation, également appelée aquamation. Cette méthode innovante offre une manière douce et naturelle de faire ses adieux.

À la demande du gouvernement flamand, Pontes travaille sur un projet pilote visant à rendre l'aquamation possible en Flandre. L'aquamation devrait être possible en Flandre à partir de 2028.

Qu'est-ce que l'aquamation ?

L'aquamation est une technique funéraire qui consiste à décomposer le corps dans l'eau plutôt que par le feu (comme lors d'une crémation) ou dans la terre (comme lors d'un enterrement). Ce processus, appelé hydrolyse alcaline, accélère en douceur la décomposition naturelle des tissus dans un environnement fermé et contrôlé. Ce qui prend des années lors d'une inhumation se fait en moyenne en 4 heures avec l'aquamation.

Comment ce processus fonctionne-t-il concrètement ? Le corps – enveloppé dans un linceul naturel en laine non teinte – est placé dans un cylindre métallique fermé contenant un mélange composé à 95 % d'eau chaude et à 5 % d'hydroxyde de potassium (base). Le liquide est chauffé à une température comprise entre 150 et 160 °C et maintenu sous pression (afin qu'il ne bouille pas). À l'issue du processus, il ne reste qu'un squelette blanc et poreux qui, tout comme lors d'une crémation, est réduit en cendres.

Pourquoi choisir l'aquamation?

L'aquamation offre une alternative supplémentaire à l'offre funéraire existante, avec des caractéristiques qui, pour certaines personnes, correspondent mieux à leurs préférences personnelles.

Douce et sereine : pas de flammes, pas de fumée, mais le silence et l'eau. Beaucoup de gens perçoivent l'eau comme un symbole plus naturel de paix et de lâcher-prise.

  • Écologique : des émissions de CO₂ nettement inférieures à celles d’une crémation, sans combustion de combustibles fossiles

  • Économe en énergie : une consommation d’énergie nettement réduite

  • Propre et sûr : aucune pollution des sols

  • Peu encombrant : pas besoin de concession funéraire

L'aquamatie dans le monde

Bien que l'aquamation soit nouvelle en Flandre, elle est pratiquée depuis longtemps dans d'autres parties du monde. Aux États-Unis, l'aquamation est autorisée dans plus de 30 États. L'Irlande a ouvert le premier centre d'aquamation d'Europe. Aux Pays-Bas, la reconnaissance légale est en cours de préparation. Et le Royaume-Uni travaille sur la législation et les infrastructures, notamment via l'initiative Kindly Earth. La Flandre rejoindra bientôt cette évolution.

La Flandre, pionnière

Pontes construit actuellement le premier centre d'aquamation de Flandre, à Wilrijk. Tout comme dans un crématorium, ce sera un lieu chaleureux et serein où l'on pourra faire ses adieux en toute tranquillité. Nous collaborons à cet effet avec les universités KU Leuven et UAntwerpen, qui apportent une validation scientifique au processus, ainsi qu'avec les spécialistes de l'environnement de VITO (Institut flamand de recherche technologique) et de VMM (Agence flamande pour l'environnement). La construction et l'aménagement sont réalisés sous la direction du conseiller en durabilité Bopro. Parallèlement, un projet pilote est mené dans le cadre duquel nous évaluons, avec nos partenaires, le fonctionnement, la législation et l'acceptation sociale de l'aquamation.

« Nous voulons ouvrir la voie à une nouvelle option funéraire à part entière. La résomation offre la possibilité de faire ses adieux de manière consciente et douce, en accord avec la façon dont les gens ont vécu. Il ne s'agit pas d'un remplacement, mais d'un complément à ce qui existe déjà. Une façon tournée vers l'avenir, naturelle et sereine de faire ses adieux. »

Tom Wustenberghs

Directeur général de Pontes

Calendrier du projet pilote *

Septembre 2025: fin des travaux de construction du centre d'aquamatisation à Wilrijk

Fin octobre 2025: livraison de l'appareil d'aquamatisation

Printemps 2026: lancement du projet pilote avec les premiers essais d'aquamatisation

En 2026: évaluation scientifique par la KU Leuven, l'UAntwerpen, le VITO, la VMM, Aquafin et la FANC

En 2027: élaboration du cadre législatif

À partir de 2028: objectif : premières aquamaties possibles en Flandre

* Il s'agit de dates de travail/cibles provisoires, susceptibles d'être modifiées.

1. Le corps est placé dans le cylindre

Le corps est enveloppé dans un linceul naturel en laine non teinte, puis déposé dans un récipient sous pression spécialement conçu à cet effet. Ce cylindre métallique est entièrement hermétique.

2. Ajout d'eau et d'hydroxyde de potassium

Le cylindre est rempli d'un mélange composé à 95 % d'eau chaude et à 5 % d'hydroxyde de potassium (base). Ce processus, appelé hydrolyse alcaline, favorise la décomposition naturelle du corps.

3. Chauffage à 150-160 °C sous haute pression

Le liquide est chauffé à 150-160 °C et maintenu sous pression. Ainsi, le liquide ne bout pas et l'eau ne s'évapore pas.

4. Formation d'un squelette poreux

Au bout de quatre heures en moyenne, il ne reste qu’un squelette blanc et poreux. Celui-ci est comparable à ce qui resterait après de nombreuses années de décomposition naturelle dans le sol.

5. Transformation en cendres

Les restes sont rincés, séchés et réduits en cendres. Les proches reçoivent l’urne contenant les cendres.

88 % des Flamands souhaitent avoir le libre choix en matière de funérailles

Près de neuf Flamands sur dix estiment que chacun doit pouvoir choisir librement la manière dont il souhaite faire ses adieux : par l’inhumation, la crémation ou de nouvelles formes de funérailles comme l’aquamation. Cela ressort d’une étude académique menée par l’Université d’Anvers auprès de 3 275 Flamands. Un Flamand sur cinq envisagerait l’aquamation si cette méthode était légalement autorisée. L’étude indique qu’en Flandre, un soutien social clairement croissant est observé en faveur de la mise en place de nouvelles options de ce genre, parallèlement aux formes d’obsèques existantes.

Vous pouvez lire ici le texte intégral du communiqué de presse concernant les résultats de cette enquête d'opinion.

Foire aux questions
Le corps se dissout-il dans l'acide?

Non. On n'utilise pas d'acide, mais une solution légèrement alcaline à base d'hydroxyde de potassium – une substance que l'on trouve également en petites quantités dans les produits d'entretien et les produits de beauté. Le processus d'aquamation est similaire à ce qui se passe naturellement dans le sol, mais en plus rapide et dans un environnement contrôlé.

L'aquamatie est-elle sans danger?

Oui. Le processus se déroule dans une installation entièrement fermée et stérile.

L'aquamatie convient-elle à tout le monde?

En principe, oui, même s'il existe des restrictions techniques concernant la taille de l'Aquamator. Le poids maximal est d'environ 150 kg et la taille ne doit pas dépasser 2 mètres.

L'aquamation coûte-t-elle plus cher que la crémation?

Chez Pontes, l'aquamation sera proposée dans la même gamme de prix que la crémation. Nous estimons qu'il est important que les gens fassent leur choix en fonction de leurs convictions, et non en fonction du coût.

Qu'en est-il des sensibilités religieuses ou culturelles?

Pontes accompagne chaque adieu avec respect et impartialité, quelle que soit la conviction philosophique. Nous proposons l'aquamatation comme une alternative à part entière, parallèlement à l'inhumation et à la crémation.

Vous souhaitez en savoir plus sur l'aquamatisation ou sur le projet pilote en Flandre ? N'hésitez pas à nous contacter.

Vous trouverez ici le communiqué de presse concernant le lancement du projet pilote d'aquamatisation le 20 octobre 2025.