28 mai 2026

Résultats positifs pour les premiers tests d’aquamation de Pontes

Une étude confirme que le liquide résiduel est biodégradable et exempt d’ADN humain

Les premiers tests d’aquamation réalisés dans le cadre du projet pilote de Pontes se sont révélés concluants. L’Université d’Anvers a analysé le liquide résiduel issu du processus et conclut qu’il est facilement biodégradable. Les chercheurs n’y ont également détecté aucun ADN humain. Le projet pilote apporte ainsi une première base scientifique solide à l’aquamation comme éventuelle nouvelle forme de funérailles en Flandre.


L’aquamation est une nouvelle technique funéraire grâce à laquelle le corps n’est ni enterré ni incinéré, mais décomposé à l’aide d’eau et d’hydrolyse alcaline dans un cylindre métallique fermé. À l’issue du processus, seuls subsistent des fragments osseux qui, comme lors d’une crémation, sont réduits en cendres et peuvent être remis aux proches dans une urne.


Les premiers tests d’aquamation ont eu lieu chez Pontes, à Wilrijk, sous la supervision d’experts de l’entreprise écossaise Resomation, qui fabrique les équipements nécessaires à cette pratique. « Ces premiers résultats sont importants, car ils nous permettent d’étayer scientifiquement l’aquamation », explique Tom Wustenberghs, directeur général de Pontes. « À nos yeux, une nouvelle forme de funérailles ne peut être envisagée que si elle peut être réalisée de manière correcte, respectueuse et responsable. Nous entendons donc examiner chaque étape du processus avec le plus grand soin. »


Un liquide résiduel facilement biodégradable


La composition et la destination du liquide résiduel issu de l’aquamation constituent l’un des principaux axes du projet pilote. « Nous pouvons affirmer que ce liquide résiduel est facilement biodégradable », indique le chercheur Koen Goossens, de l’Université d’Anvers. « Les résultats montrent des valeurs très favorables. Pour plusieurs paramètres, les mesures se situent sous le seuil de détection, ce qui confirme une bonne biodégradabilité biologique. »

Aquafin juge également ces premiers résultats encourageants. « Les valeurs observées dans cette étude sont prometteuses », souligne Birgit De Bock, R&D Manager chez Aquafin. « Sur la base de ces premières données, le rejet du liquide résiduel vers les installations d’épuration peut être considéré comme sûr. Il s’agit d’eaux résiduaires facilement biodégradables. Ces premiers résultats sont également rassurants au regard du durcissement des normes européennes relatives au traitement des eaux, qui seront progressivement transposées en Flandre dans les prochaines années. »

Les analyses n’ont par ailleurs révélé aucune trace d’ADN humain dans le liquide résiduel. « Comme prévu, l’ADN humain est entièrement dégradé durant le processus d’aquamation », explique le professeur Paul Herijgers, de la KU Leuven. « Nous pensons que les prochains tests confirmeront également ce constat. » Tom Wustenberghs ajoute : « Cet aspect revêt aussi une importance sociétale. Après l’aquamation, seuls les fragments osseux subsistent et sont remis aux proches sous forme de cendres. »


D’autres analyses suivront

Ces premiers résultats sont positifs, mais ne constituent pas une conclusion définitive. D’autres tests seront réalisés dans les prochains mois. Pontes et les partenaires impliqués souhaitent vérifier si ces premières observations favorables se confirment sur une série plus large d’essais. Le rapport relatif à ces nouvelles aquamations est attendu à l’automne, afin que le rapport scientifique final puisse encore être établi cette année. Ce projet réunit Pontes, la KU Leuven, l’Université d’Anvers, VITO, VMM, Aquafin et l’AFCN. L’objectif consiste à déterminer les conditions auxquelles l’aquamation devrait satisfaire en Flandre. Pontes espère, en fonction des résultats scientifiques, voir émerger un cadre réglementaire permettant d’autoriser l’aquamation comme nouvelle possibilité funéraire en Flandre.


Un rôle pionnier en Belgique

Pontes a présenté à Wilrijk, fin octobre 2025, le premier appareil d’aquamation de Belgique. Le projet pilote fait l’objet d’un suivi étroit par plusieurs partenaires scientifiques et se déroule en concertation avec les autorités et des instances spécialisées. L’aquamation est déjà pratiquée dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Irlande. Des échanges de connaissances sont également en cours avec les pays où cette technique est déjà plus avancée.


Ces nouveaux résultats s’inscrivent dans un débat sociétal plus large autour de la liberté de choix en matière de funérailles. Une étude récente de l’Université d’Anvers révèle que près de neuf Flamands sur dix attachent une grande importance à cette liberté de choix. Quatre personnes sur dix se disent positives à très positives à l’égard de l’aquamation, tandis qu’une personne sur cinq envisagerait déjà cette méthode si elle était légalement autorisée.

« Nous ne considérons pas l’aquamation comme un substitut à l’inhumation ou à la crémation », conclut Tom Wustenberghs. « Il s’agit d’une option supplémentaire possible. C’est précisément pour cette raison que nous voulons poursuivre ce projet avec rigueur, transparence et un solide ancrage scientifique. L’innovation dans le secteur funéraire exige du temps, du respect et de la confiance. »


À propos de Pontes

Pontes est une intercommunale qui réunit 57 villes et communes affiliées. En tant qu’acteur public et indépendant du secteur funéraire, Pontes organise des crémations, des cérémonies d’adieu et des repas funéraires. L’organisation fait le lien entre les proches endeuillés, le secteur funéraire, les autorités et la société. Liberté de choix, neutralité et sérénité occupent une place centrale dans son approche.

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 Près de neuf Flamands sur dix estiment que chacun doit pouvoir choisir librement la manière dont il souhaite faire ses adieux : par l’inhumation, la crémation ou de nouvelles formes de funérailles comme l’aquamation. Cela ressort d’une étude académique menée par l’Université d’Anvers auprès de 3 275 Flamands. L’aquamation est une méthode funéraire alternative dans laquelle le corps n’est ni incinéré ni enterré, mais se décompose rapidement dans un cylindre rempli d’eau chaude. Un Flamand sur cinq envisagerait l’aquamation si cette méthode était légalement autorisée. L’étude indique qu’en Flandre, un soutien social clairement croissant est observé en faveur de la mise en place de nouvelles options de ce genre, parallèlement aux formes d’obsèques existantes.

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